Actions

Réduction de l’exposition aux rodenticides

Depuis 2016, des actions de sensibilisation ont été menées auprès des agriculteurs et acteurs concernés pour limiter l’empoisonnement secondaire du Papangue.

 

Une pré-étude a montré la présence de rongeurs résistants à certains rodenticides, soulignant la nécessité de renforcer les approches alternatives et la lutte raisonnée. Un questionnaire a permis de mieux documenter les pratiques agricoles, et des essais d’alternatives (dont le phosphure de zinc) ont été réalisés, sans résultats concluants jusqu’à présent.

 

Depuis 2024, le programme RatEx (Rats Exposition) renforce cette dynamique. Ce projet régional et pluripartenarial (SEOR–UMR PIMIT–VetAgro Sup–ARS, avec l’appui de l’OFB), sur 36 mois, vise à :

  • mesurer l’exposition et les résistances aux rodenticides,

  • croiser les enjeux biodiversité et santé publique,

  • co-construire des recommandations pour une lutte intégrée à l’échelle de l’île.

En photo, un piège posé dans le cadre du projet RatEx. Crédit photo : Anaëlle Varais



Réduction des collisions

Depuis le début des années 2000, des travaux portent sur les risques liés aux infrastructures (lignes électriques, câbles, routes et parcs éoliens) :

  • Tests de dispositifs de signalisation, notamment en partenariat avec EDF
  • Suivi GPS de plusieurs Papangues pour comprendre leur utilisation de l’espace, repérer les zones à risque et orienter les actions de prévention.

Depuis 2024, la dynamique s’est renforcée avec des études sur le risque de collision avec les éoliennes et des tests de dispositifs d’effarouchement (SDA) sur les pylônes.

 

En photo, la pose d'effaroucheurs sur des lignes électriques (2020).



Sauvegarde et soins aux oiseaux

Depuis l’ouverture du Centre de Sauvegarde de la Faune Sauvage de la SEOR en 2009, la prise en charge des Papangues en détresse (traumatismes, intoxications, collisions) s’est considérablement améliorée.

  • Les partenariats et la formation continue ont renforcé les protocoles de soins.

  • Des dispositifs de relâcher progressif, comme les volières d’acclimatation, sont utilisés pour maximiser les chances de retour en milieu naturel, notamment chez les jeunes.

  • Les individus morts ou décédés en soins sont intégrés aux démarches de diagnostic et d’épidémiosurveillance (réseau SAGIR - OFB) pour mieux identifier les causes de mortalité.

 

En photo, une papangue femelle prise en charge par le Centre de soins fin 2025. Crédit photo : Julie Tourmetz.



Études et suivi scientifique

Le Papangue fait l’objet d’une surveillance active à plusieurs niveaux :

  • Recensements réguliers : mobilisent un large réseau d’observateurs (bénévoles formés et professionnels) pour estimer la population et sa répartition.

  • Suivi de la reproduction : chaque année, la taille de ponte, le succès d’éclosion et la productivité sont mesurés pour détecter les signaux d’alerte et évaluer les actions de gestion.

  • Suivi individuel : baguage, marquage et GPS permettent de documenter les déplacements et la survie, notamment dans les zones à enjeux d’infrastructures. Des prélèvements écotoxicologiques et sanitaires peuvent aussi être réalisés dans un cadre réglementaire et scientifique.

 

En photo, une journée de formation de bénévoles participant au recensement des Papangues (2024).



Sensibilisation et communication

Le Papangue est très connu de la population réunionnaise. Des actions régulières visent à améliorer la connaissance du rapace et à réduire les comportements à risque : interventions scolaires, conférences, stands, expositions et médias (TV, radio, presse).

 

Quelques exemples :

 

Crédit photo : Corentin Gruwier - Sensibilisation auprès d'un groupe scolaire



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